Microentrepreneur : choisir un logiciel de facturation

Disposition légale oblige ! Toutes les entreprises, y compris les autoentrepreneurs (ou presque), doivent s’équiper d’un logiciel de facturation. Et ce, afin de lutter contre les fraudes. Néanmoins, parmi tous les logiciels existants sur le marché, il est parfois difficile de s’y retrouver. Alors, comment faire son choix ? Tout de suite les grandes lignes.

 

Une obligation légale et des exceptions pour l’autoentrepreneur

 

La loi impose à toutes les entreprises de France de se doter d’un logiciel de facturation d’ici 2020. L’objectif étant clairement de limiter la fraude fiscale. Une disposition très contestée d’ailleurs par la Fédération des autoentrepreneurs (FEDAE). Ce logiciel de gestion certifié et sécurisé ne concerne en effet que les assujettis à la TVA. Alors, qu’en est-il pour les microentrepreneurs qui bénéficient d’une franchise en base de TVA ? Eh bien, le gouvernement a tranché.

Ainsi, selon la loi de finances de 2018, l’autoentrepreneur se voit finalement exempté d’utilisation de logiciel de facturation antifraude. À l’exception toutefois de ceux qui :

  • utilisent un logiciel de caisse
  • dépassent les seuils d’assujettissement à la TVA (91 000 € pour les activités de vente et 35 200 € pour les activités de prestations de services)

Si vous faites donc partie des microentrepreneurs concernés par cette dérogation, songez à bien choisir votre logiciel de facturation.

 

Comment choisir son logiciel de facturation ?

 

Le défi de taille pour les microentreprises est de trouver un logiciel de facturation adapté à leurs besoins et leur budget. Pour un bon retour sur investissement, le logiciel doit également pouvoir accompagner l’évolution de l’activité de l’entreprise. Aussi, il convient de prendre en compte ces quelques critères pour le choix de votre outil de travail.

 

Les fonctionnalités indispensables pour son logiciel de facturation

 

Les fonctionnalités de base essentielles à un logiciel de facturation pour
les microentreprises sont :

  • La gestion des clients (création du portefeuille client)
  • La numérotation automatique des factures
  • La création de modèles de documents
  • La gestion des paiements
  • La création des devis et factures
  • La création d’unités propres
  • La déclaration de chiffre d’affaires

Cependant, rien ne vous empêche d’ajouter d’autres fonctionnalités à votre logiciel de caisse. Elles peuvent ainsi concerner le partage des données, la relation client, la comptabilité et la trésorerie. Par ailleurs, il ne faut surtout pas négliger la conservation et la sécurité des données.

 

Le cout

 

Le cout étant un facteur déterminant du choix d’un logiciel, il existe désormais des logiciels de facturation complètement gratuits. Ces logiciels, parfaitement adaptés pour les autoentrepreneurs, disposent de toutes les fonctionnalités inhérentes à la gestion des factures.

Par contre, ils présentent des performances limitées. Ainsi, au fur et à mesure de l’évolution de l’activité de la microentreprise, ils peuvent ne plus répondre à ses besoins. De plus, parfois la gratuité n’est qu’un leurre. De fait, certains logiciels gratuits dissimulent des options et extensions essentielles payantes.

 

Ergonomie et prise en main

 

Pour une facilité d’utilisation et une bonne prise en main, les logiciels de facturation doivent remplir les conditions suivantes :

  • Disposer d’une interface conviviale
  • Permettre une fluidité d’interaction entre interface et utilisateur
  • Accessible aux personnes n’ayant aucune notion en comptabilité