Microentrepreneur : Avantages et limites du statut

En 2017, plus de 230 000 créateurs d’entreprises ont opté pour le statut d’autoentrepreneur. Alors, si comme eux, vous désirez vous lancer dans l’aventure de la microentreprise, pesez d’abord le pour et le contre. Découvrez ainsi les avantages et limites du statut de microentrepreneur.

 

Les avantages du statut de micro-entrepreneur

 

Le régime de la microentreprise a beaucoup de succès. Et ce ne sont pas ses différents atouts qui le démentiront.

 

Microentrepreneur : un statut aux démarches administratives simples

 

Eh oui, le statut de microentrepreneur est très avantageux, surtout en termes de formalités administratives. De fait, pour sa création, il suffit d’effectuer une déclaration d’activité sur le site www.lautoentrepreneur.fr. Pour ce qui est de l’immatriculation, celle-ci dépend de la nature de l’activité de la microentreprise. Elle s’opère ainsi auprès du :

  • Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) pour les commerçants
  • Répertoire des Métiers (RM) pour les artisans

D’ailleurs, ses obligations comptables se cantonnent à :

  • La tenue du livre des recettes
  • La tenue d’un registre des achats pour les activités relevant du seuil de 170 000 €. Autrement dit, les activités de vente, restauration et prestation d’hébergement.
  • La conservation de toutes pièces comptables

Le statut d’autoentrepreneur permet également d’être en franchise de TVA. En d’autres termes, il n’a pas à payer, facturer ou déclarer la TVA. Et ce, à condition de ne pas dépasser les seuils suivants :

  • 91 000 € pour les activités de vente
  • 35 200 € pour les activités de prestations de services

Cette mesure est particulièrement profitable aux microentrepreneurs dont la clientèle se compose essentiellement de particuliers. Effectivement, ils n’auront pas à récupérer de TVA.

En revanche, si l’activité de la microentreprise demande l’achat de matières premières ou de marchandises, la franchise de TVA lui est défavorable.

 

Calcul et paiement simplifiés des charges sociales

 

Le régime de la microentreprise bénéficie de modalités de calcul et de règlement simplifiés des charges sociales. Et pour cause, le montant de ses cotisations et contributions sociales varie en fonction du chiffre d’affaires. Dans ce cas, l’autoentrepreneur n’a pas à payer de charges sociales si le chiffre d’affaires est nul. En outre, la déclaration de son chiffre d’affaires peut s’opérer tous les mois ou tous les trois mois. De ce fait, le calcul des charges est transparent et prévisible.

Depuis le 1er janvier 2018, les taux des charges sociales appliqués sur le chiffre d’affaires des microentrepreneurs ont diminué :

  • Vente de marchandises (BIC) : 12,80 %
  • Prestations de services artisanales ou commerciales (BIC) : 22 %
  • Autres prestations de services (BNC) et professions libérales : 22 %

Par ailleurs, les micro-entrepreneurs peuvent aussi bénéficier de l’ACCRE.

 

Autoentrepreneur : quid des limites du statut ?

 

Malgré ses beaux avantages, le statut de microentrepreneur possède toutefois des limites.

 

Le calcul forfaitaire des charges

 

Bien que pratique, le prélèvement forfaitaire libératoire de l’impôt sur le revenu fait obstacle au développement de la microentreprise. En effet, le calcul des charges prend en compte l’ensemble des investissements réalisés. Ceux-ci sont à l’évidence comptabilisés dans le chiffre d’affaires. En plus, l’autoentrepreneur aura toujours des revenus imposables. Et ce, même avec un résultat comptable déficitaire.

 

L’embauche

 

Embaucher un salarié peut s’avérer compliqué financièrement vu les plafonds
de chiffre d’affaires (170 000 € et 70 000 €). En particulier avec le système actuel de calcul des charges. De fait, les salaires représentent une part plutôt importante du chiffre d’affaires.

 

L’ouverture d’un compte bancaire dédié

 

Jusqu’au 31 décembre 2014, les auto-entrepreneurs pouvaient utiliser leur compte personnel pour encaisser leur chiffre d’affaires et payer leurs charges sociales. Ce n’est désormais plus possible et les micro-entrepreneurs doivent choisir une banque dédiée à leur activité professionnelle.